Huit jours de grève de la faim à 18 ans pour partir, l’anglais appris en deux mois pour un travail, et un amour de 34 ans dont elle n’a pas su partir. Si vous attendez d’être prêt pour dire oui, cet épisode est pour vous.
Que transmet-on quand on n’a pas d’enfant ?
Elle a d’abord répondu qu’elle ne transmettait pas grand-chose. Puis elle a parlé de ses neveux et nièces, du repas de Noël qu’elle refait chaque année comme on le fait dans sa région depuis des générations, et de l’amour des belles choses qu’elle partage. De ses parents, elle a reçu le travail, l’exactitude, la responsabilité. « Marcher droit. » Elle les a repris à son compte et retransmis autrement.
Vous dites oui avant de savoir faire, ou vous attendez ?
Elle dit oui. Un 30 janvier, on lui demande si elle parle anglais. Le 31, elle est dans une école de langues : six heures par jour pendant un mois, puis quatre heures par jour avec un coach. Elle le reconnaît, ce sont des heures de travail, avec des moments où elle s’est dit qu’elle n’y arriverait jamais. « Tu l’obtiens. Mais tout commence à ce moment-là. C’est le premier chapitre. »
Faut-il plus de courage pour rester ou pour partir ?
Pour elle, le courage, on l’a en soi et on le développe par nécessité. Elle a eu celui de partir à 18 ans, celui de se lever le matin pour chercher du travail quand les autres dormaient. Elle n’a pas eu celui de quitter un homme qu’elle a aimé pendant 34 ans en sachant qu’elle n’obtiendrait pas ce qu’elle espérait. « Je savais la réalité, mais partir, ce n’était pas possible. » Elle l’assume, sans pleurer dessus.
🔍 Indice
Juste avant notre échange, elle sortait d’une heure et demie de cours d’anglais. Et son petit déjeuner dure une heure, avec un litre de thé.
✨ « L’unconnu », c’est mettre le qui es-tu avant le que fais-tu.
🙏 Vous voulez soutenir le Podcast ? Laissez une note de 5 étoiles (+ un commentaire si vous êtes sur Apple Podcast) et partagez-le sur vos réseaux.
