#85 « je sais que je ne sais pas »

Des parents restés enfants, une paire de ciseaux dans les liens de famille et un courage nourri par celui de ses enfants. Si vous vous épuisez à tenir une place qu’on vous a assignée, cet épisode est pour vous.

Que transmettez-vous, en dehors du savoir ?

Pour elle, la transmission n’a rien de mécanique : « c’est quelque chose d’organique, comme le sang qui circule ». Si elle ne devait transmettre qu’une chose, ce serait la tendresse, la bienveillance, « parce que ça change tout ». À ceux qui lui ont transmis, elle dirait merci, et que ça ne s’arrête jamais, comme les réseaux souterrains sous les arbres.

La place que vous occupez dans votre famille, est-ce la vôtre ou celle qu’on vous a assignée ?

Elle a perdu ses parents jeune et n’a plus la pression d’être la bonne fille ou la bonne nièce. Elle a longtemps fait des efforts pour occuper une place dans sa famille, avant de comprendre que c’était celle qu’on voulait lui assigner. Elle a pu couper parce qu’elle a une famille de cœur, des amis très proches depuis très tôt.

Quelle vérité vous a demandé du courage ?

« Le courage, c’est d’engager sa volonté face à un risque et avec la peur. Mais le faire quand même. » Le sien, elle l’a trouvé il y a six ans, quand il a fallu annoncer à ses enfants de 12 et 14 ans la mort de leur père. Un ami lui a dit de ne pas leur parler sous l’émotion, de répondre à toutes leurs questions et de dire toute la vérité. « C’est de leur courage que je me suis nourrie. »

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En quatrième, elle a eu 20 sur 20 en chorale toute l’année. À une seule condition : faire du playback.

✨ « L’unconnu », c’est mettre le qui es-tu avant le que fais-tu.

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